lundi 4 septembre 2017

Randonnée 2017 dans le massif du Viso


Pour cette année 2017, après la visite très appréciée des Encantats dans les Pyrénées, de longues discussions sous le figuier d'Henri nous ont amenés à choisir le massif du Viso. Un massif impressionnant que j'ai parcouru à ski mais jamais à pieds. Le Tour du Viso est un cheminement assez classique, en grande partie en Italie (le sommet lui-même appartenant à l'Italie !), ce qui n'était pas pour nous déplaire connaissant notre préférence pour les refuges italiens.
Le topo que nous avons élaboré se déroule sur un itinéraire sympathique et largement accessible aux habitués vieillissant, tout en donnant aux jeunes alpinistes invétérés l'occasion de gravir le Viso (3841m).
Comme Larche et son Boisset demeure un point de départ préférentiel, nous avons choisi d'y passer la première nuit pour gagner le lendemain Maljasset en voiture.

Cette année, le groupe s'est diversifié autour des fidèles habituels. Mais certains fidèles ont été obligés de déclarer forfait pour différentes raisons. Il s'agissait en particulier de Michel dont la fille Claire se relevait d'une opération et nécessitait sa présence, de Marthe dont une vertèbre lui interdisait la marche (un comble pour quelqu'un comme Marthe) et d'Annou qui ne pouvait pas se passer de Marthe. Nous nous sommes donc retrouvés 9 participants: Jean-Pierre (rédacteur du blog), Odile, Henri, Guillaume, Julien, Bertrand, Antonin et un charmant couple, Clément et Delphine, désireux de découvrir la randonnée Onimus.

Samedi 5 août Arrivée au Boisset

Trois voitures doivent rejoindre le Boisset. La mienne emmène Odile, Clément et Delphine. Henri doit nous rejoindre avec Guillaume et Julien. Quant à Bertrand il arrive avec Antonin d'Embrun.
Nous passons le col de la Bonnette vers 13h juste à temps pour un pique nique sous le col à l'endroit traditionnel où Odile a l'habitude de s'arrêter. Il fait très chaud (pourtant à 2000m), le temps est magnifique comme le paysage. Ensuite café à l'auberge encore traditionnelle d'Odile. Nous arrivons donc au Boisset vers 15h après avoir été obligé de réclamer la clé de la barrière qui ferme la route au syndicat d'initiative de Larche. Tout de suite un petit bain dans l'Ubayette pour se rafraîchir du voyage. Ce sera le seul bain de la randonnée  (à part les douches dans les refuges) !
Bertrand arrive vers 17h et on se préoccupe du dîner. Odile a prévu des melons, j'ai apporté un panier de raisin de la Récampade et un bon plat de pâtes complète tout cela très bien.
Nous n'attendrons pas Henri et ses enfants pour ce dîner, nous irons même nous coucher sans attendre une arrivée hypothétique. Retenu par des arrivés tardives à l'aéroport, des courses à faire, etc. il n'arrivera que vers 11h...

Dimanche 6 août Chianale

Lever quand même dès 6h du matin pour réussir à partir vers 7h après avoir refermé tout le chalet.
Il s'agit aujourd'hui de gagner Chianale par le col de Longet (2650).
Surprise, nous avons juste quitté le parking de Maljasset que la pluie arrive, une pluie assez drue. Nous nous arrêtons à l'abri d'un toit juste en face de la maison à laquelle Guillaume avait porté un certain intérêt. S'il l'avait acheté, nous aurions été mieux installés pour attendre la fin de l'averse. Finalement, après avoir revêtu les équipements de pluie, nous repartons. Nous avons sans doute choisi la seule semaine pluvieuse et froide de l'été dans le Mercantour !

Au col du Longet, première vue sur notre objectif : le Viso !! Le temps se dégage, l'optimise revient.


Il ne reste plus qu'à descendre environ 1000m jusqu'à Chianale (1797). Une longue descente.




Au bord d'un petit lac sous le col, un chemin se détache vers le lac Bleu (Laghi Blue, le nom de notre gite à Chianale). Guillaume et Julien décident de passer par ce lac pour rejoindre Chianale. Ils vont suivre un cheminement complexe qui les fera arriver plutôt tard au gite.

Plus on descend plus l'air se réchauffe et l'arrivée à Chianale relève un peu du "luna park". Il fait beau et chaud. Un monde fou, des voitures stationnées partout... Je n'en reviens pas, moi qui a connu Chianale seulement en hiver (par deux fois). C'était alors un joli petit village de montagne recroquevillé sur lui-même sous la neige.
Le premier bar ouvert fera notre affaire pour une bonne bière !

Chianale, malgré l'affluence de touristes de tout genre, est un joli village avec des toits de lauze, une église et deux chapelles.
Il faut se promener dans les rues, visiter l'église richement habillée et la petite chapelle du XII siècle.





Une rue commerçante du village.

Et le clocher carré sur la photo suivante.

Notre balcon dans le gite Laghi Blue.


 Vue du balcon de notre dortoir sur la petite chapelle et les toits de lauze.


La petite chapelle que l'on voit sur la photo est prise de notre balcon...



Avec une fresque...

Le gite est bien, deux dortoirs pour nous seuls dont un dortoir pour deux ce qui convient bien au jeune couple. Bonne douche, bon dîner avec bien sûr de la polante et un poivron rouge roti en entrée. La nuit sera excellente.

Lundi 7 août refuge du Viso

Il s'agit de remonter une longue vallée, Valle di Soustra, pour gagner le col de Valente (2460) qui nous fera rentrer en France et le refuge du Viso.
La photo qui suit est intéressante parce qu'elle montre le replat où se situe une ancienne caserne militaire (ligne Maginot à la mode italienne). Nous nous arrêterons à cette caserne l'avant dernier jour pour gagner le refuge de la Blanche par le col de St Véran.


Nous longeons dans cette immense vallée une vacherie toujours avec des toits de lauze (c'est le pays de la lauze).

En Italie, c'est l'économie de la vache dans les alpages, de belles vaches de montagne bien musclées avec des petits veaux adorables. Tout à l’heure nous allons passer la frontière au col de Valente et ce ne sera plus que des moutons ! On est quand même loin des fermes de 1000 vaches, lesquelles, emprisonnées dans leurs box, ne connaissent jamais et la liberté!!!





La montée est longue jusqu'au Passo della Losetta (2872). Les chibanis se reposent un peu pendant que la jeunesse grimpe en avant !
Alors qu'on nous arrivons à ce fameux Passo della Losetta (2872), l'enthousiasme nous étreint face à ce fameux Viso dont nous allons faire le tour et pour certains la conquête !





Nous avons de la chance de le voir parce que les nuages semblent l'entourer pour le cacher, le protéger en quelque sorte !

Mais il est bien là, majestueux, fier de ses falaises surplombantes, de son rocher complexe où l'on peut facilement passer des jours à chercher un chemin !





La jeunesse attaque la Point Joanne (3052) que j'ai gravi à ski il y a longtemps. Je les suis mais abandonne vite, le temps semblant décidé à nous cacher le Viso.


Pointe Joanne (3052)
Ensuite il ne reste plus qu'à descendre sur le refuge du Viso (2460). Une descente très raide et rocailleuse au début puis un long chemin dans les alpages peuplés de moutons (nous sommes passés en France au col de Valente, 2815).


Mardi 8 août : col de la Traversette et refuge Quintino Sella

Avec la mauvaise carte italienne incluse dans la carte IGN, j'avais imaginé une étape tranquille avec une petite montée au col de la Traversette (2947) puis une longue descente sur le refuge Quintino Sella. Ce sera en fait une des étapes la plus dure, surtout que le temps ne nous a pas aidés...

Pourtant cela commence bien. Le soleil brille laissant apercevoir le Viso maintenant à notre sud (nous en faisons le tour...). 

Julien et Guillaume devant le Viso

Le col de la Traversette est vite atteint, ou plutôt le tunnel qui permet de le traverser. Un tunnel du XV siècle, creusé à l'époque grâce aux premiers essais de la poudre à explosif afin de favoriser le commerce du sel. Long d'une centaine de mètres, il est dimensionné de manière à permettre le passage d'un mulet bâté et d'un homme courbé. Il permet de relier la Provence avec Turin, ce qui faisait à l'époque gagner trois semaines par rapport à l'itinéraire sud qui passe par le col du Montgenèvre.


La sortie du tunnel coté italien nous plonge dans un brouillard total et une petite pluie insidieuse.


Le chemin commence par descendre dans le brouillard. Parfois une éclaircie fait apparaître un paysage montagneux mais le repérage reste difficile. Les cailloux sont mouillés et glissent...
Heureusement pour la suite, Bertrand se fait alpaguer par un italien qui semblait attendre là. Il fait une enquête sur les gens qui passent par le tunnel et malgré la pluie qui commence à tomber Bertrand répond gentiment à ses questions. Et alors, surprise, pour le remercier l'individu lui fait cadeau d'une belle carte au 1/25000, juste ce qu'il nous fallait !!


Il ne nous reste qu'à suivre le chemin tout en se demandant où cela va nous mener. C'est même un chemin aventureux qui serpente dans des falaises abruptes dont on ne voit pas le fond perdu dans le brouillard.


A un moment donné on se retrouve à la croisée de deux chemins, un qui descend, un qui monte. Comme on n'y voit pas à 3 mètres, il est difficile de se faire une idée sur le meilleur chemin. Au bout du compte et après étude de la carte italienne nous décidons de monter (tendance tout à fait Onimus par défaut!). Mais c'est un chemin difficile qui remonte un ravin étroit et raide. En plus il se remet à pleuvoir, le rocher est mouillé et plein de boue...


Finalement le chemin semble arriver sur un crête, mais aucune vue. Brouillard complet, froid et humidité. Je me demande si nous allons finir par arriver quelque part, surtout qu'il est 1h et qu'il serait bon pour tout le monde de casser la croûte. Mais sous la pluie et dans le brouillard, cela ne fait pas envie.
Tout d'un coup miracle ! Nous tombons littéralement sur un joli refuge installé là on ne sait pas pourquoi (on ne voit rien autour sauf du brouillard). Le refuge semble éclairé, donc gardé et effectivement, une fois passé la porte, une douce chaleur vous envahit. Un magnifique poêle style autrichien occupe un coin de la salle avec des bûches qui flambent. Un simple regard avec Henri et la décision est prise. Foin du pique nique saucisson et salade. Ce sera le plat du refuge confortablement installé au chaud !!!
La bière coule à flot et surtout la polenta est sublime. D'ailleurs Antonin en est tombé amoureux et il vient piocher dans toutes les assiettes. Au moins il se sera bien rassasié !


C'est le refuge Giacoletti (2738) juste sous le col du Couloir (2918). Normalement le chemin du Tour du Viso passe plus bas, par le Plan del Ré, mais nous ne nous plaignons pas ! Ce refuge est trop miraculeux. Nous serions même bien restés pour la nuit mais le refuge Quintino Sella nous attend.
Il nous faut donc affronter de nouveau le froid, la pluie et le brouillard...

Pour donner une idée du calvaire qui nous attend pour atteindre le Quintino Sella, il faut au moins ces deux photos.


On suit un chemin qui commence par descendre assez raide puis ensuite c'est une longue montée qui n'en finit pas ! Aucune idée de là où on peut bien être et combien de temps il reste à monter, le brouillard cache tout sauf le chemin ! Finalement chacun mène sa lutte dans son coin. On progresse en regardant ses pieds (il n'y a rien d'autre à regarder!) tout en se demandant si on verra un jour ce satanée refuge!!!


Mais le plus extraordinaire, c'est Bertrand qui au détour du chemin aperçoit cette salamandre noire! Je suis trop jaloux de ne pas avoir vu cette rareté (enfin peut-être pas si rare que cela). Par le temps qu'il fait cette bestiole doit être enchantée!

Salamandre de Bertrand
Enfin un col, le col du Viso. Un poteau indicateur indique qu'il faut descendre, mais j'ai tellement peur de descendre pour rien que je remonte afin de vérifier l'indication de ce poteau! (Henri fera pareil!) C'est dire si on a envie d'arriver! 
Et finalement le refuge se découvre enfin! Bien sûr, à peine arrivé, le temps s’éclaircit. C'est rageant, mais cela présage une belle journée pour le lendemain et les jeunes reprennent espoir pour la conquête du Viso, conquête qu'ils pensaient définitivement enterrée.

Refuge Quintino Sella
Aucune envie d'aller se baigner dans le lac...! Plutôt une douche chaude!

Lac du refuge Quintino Sella
Evidemment un anniversaire, cela se fête. Et aujourd'hui c'est celui de Clément. Le gardien du refuge dûment prévenu nous prépare un gâteau aux myrtilles (une tradition des refuges) et un petit vin champagné italien. Bon anniversaire à Clément tout en pensant à celui qui se déroule au Chili le même jour!


Mercredi 9 août : conquête et tour du Viso

Quatre jeunes se lèvent à l'aube (quel plaisir de les entendre se lever à 4h et de se rendormir bien au chaud!) pour la conquête. Il fait un temps merveilleux, un vrai miracle! Le cheminement est commode, les italiens ont bien balisé la voie avec des marques tous les dix mètres. Mais enfin il y a quand même 1200 mètres à grimper... et des passages classés PD.

Le soleil se lève sur la plaine du Pô
Antonin bien équipé en route pour le Viso


Le chef de cordée

Antonin dans un couloir délicat

Julien et Guillaume au sommet du Viso(3841)

Au tour de Bertrand et Antonin sur la pointe du Viso (3841)
Le reste du groupe se lève de façon plus normale et quitte le refuge vers 8h. Nous allons suivre le chemin officiel du Tour du Viso. Temps magnifique. On pense à ceux qui sont là-haut!
Une dernière photo du refuge Quintino Sella au soleil au-dessus de son lac puis on commence un cheminement très joli pour gagner le Passo Gallarino (2800).


Refuge Quintino Sella au fond à droite
Après le Passo Gallarino (2800), nous longeons une série de lacs pour déboucher sur un vallon caillasseux à souhait. Mais j'imagine l'ambiance en hiver. Sans doute super à ski. Heureusement le chemin, certainement réalisé par les militaires italiens lors de l'équipement de la montagne pour leur ligne Maginot, est parfait.


Dernière vue sur Quintino Sella

Désert de pierres après le Passo Gallarino (2800)

Après la caillasse, on débouche sur le lac Bertin assez caractéristique avec ses pierres dressées comme pour un cimetière.


Trop beau ce lac! Il donne vraiment envie de se baigner. Pourtant nous passons. Il ne fait pas très chaud et il y a encore un bon bout de chemin à faire (sans compter la remontée au refuge Vallenta, 2450).


Ensuite c'est la longue descente vers le Vallone di Vallante (2000).
On retrouve la forêt et avec l'envie du pique nique. Delphine et Clément partis en avant se chargent de trouver le coin idyllique.



Il ne reste plus qu'à entamer la longue remontée du  Vallone di Vallante jusqu'au refuge de Vallanta (2450).


Aperçu du refuge de Vallenta tout blanc

Refuge de Vallanta avec sa turbine

Le refuge  Vallanta se veut futuriste avec une architecture en arêtes et plans cassés. Mais son intérieur n'a rien de futuriste avec de grands dortoirs où, comme d'habitude, les gens ne veulent pas ouvrir la fenêtre. Ce sera la plus mauvaise nuit de la randonnée. Par contre un point positif : ce refuge fait son électricité grâce à une turbine dont on voit le rejet d'eau sur la photo.

Il était bien prévu que l'on retrouve l'équipe du Viso dans la montée du  Vallone di Vallante. Mais non. Personne en vue. Pourtant ils avaient au moins 3 heures d'avance sur nous. Finalement il faudra attendre presque l'heure du repas pour les voir enfin déboucher. Les pauvres...! En plus il n'y a plus d'eau chaude dans le refuge...
Il faut dire que plutôt que rejoindre notre chemin, ils ont choisi de suivre une vague indication d'une piste qui rejoignait plus haut dans la vallée. Sans doute espéraient-ils ainsi gagner quelques mètres de dénivelé. Mais la piste marquée par quelques cairns ressemblait à peu près à la photo qui suit :


Rien que d'y penser, cela me fait frémir. Pauvre Antonin perdu dans cette galère.

Mais enfin ils sont bien rentrés. Ouf !...

Jeudi 10 août : Refuge de la Blanche (2499)

Une étape qui m'inquiétait un peu puisqu'il s'agit de rejoindre le Valle di Soustra par le Passo della Losetta (2872), descendre jusqu'à la caserne (2000) au-dessus de Chianale (on l'a voit sur la photo de lundi 7 août), puis entamer une longue montée pour rejoindre le col St Véran (2844).

Pique nique à la caserne. Vue sur le col Agnel
 L'arrivée au col de St Véran (2844) fait du bien, le refuge de la Blanche est maintenant à portée!
Un dernier coup coup d’œil au Viso avec son vainqueur, le jeune Antonin. Il en veut celui-là, un vrai montagnard!!!
Bien sûr Bertrand, Guillaume et Julien considèrent que le col St Véran ne leur suffit pas et envisagent le Rocca Bianca (3059) qui leur tend la main avec une piste balisée. Antonin n'hésite pas et les suit. Il suit toujours son père...



Les voici donc partis pour ce nouveau sommet qu'Antonin conquiert sans problème. Ce qui lui permet une dernière photo avec le Viso en arrière plan. Il en aura accumulé des 3000 durant cette randonnée!!

Au sommet du Rocca Bianca (3059)
Les chibanis et le jeune couple encore un peu frileux de la haute montagne décident sagement de descendre directement sur le refuge de la Blanche (2499).
Ce refuge sera là cerise sur le gâteau pour clore la randonnée! Un adorable refuge sis à côté d'un lac du même nom et où nous serons très bien logés. Les alpages sont réconfortants après la rocaille du Viso, il y a même des gens qui campent.



Sur la photo suivante, on voit le le col de la Noire (2955) dominé par la Tête des Toillies ou Tête Noire (3175). Nous passerons ce col demain pour gagner l'Ubaye et Maljasset. Un col qui semble bien raide et surtout porte le nom qui lui convient.


Ici une vue vers le col St Véran d'où nous venons avec au premier plan le joli lac de la Blanche (photo prise du refuge, la ruine en face est sans doute l'ancien refuge).


Et la bière sur la terrasse du refuge que déguste Odile prend un goût particulier comme nul part ailleurs!!!


Bien sûr les enthousiastes partis sur la crête du col St Véran (Julien, Guillaume, Bertrand et bien sûr Antonin) sont en train de gravir la Rocca Bianca (3059) pour revenir par le col Blanchet (2897). Passage facile d'ailleurs mais qui ne les empêchera pas d'arriver au refuge vers 7h15, bien juste pour embrayer sur le calendrier du dîner (comme d'habitude à 7h). Mais enfin les voilà encore une fois après nous avoir provoqué quelques soucis... Excellent dîner d'ailleurs, excellent dortoir, excellente nuit.

Vendredi 11 août Retour à Maljasset

Le retour passe par le col de la Noire (2955). Il fait beau mais particulièrement froid avec un petit blizzard qui gèle les jambes de ceux qui ont osé le short, comme Odile.


Bien sûr les trois enthousiastes toujours accompagnés par Antonin décident de tenter la Tête Noire malgré le froid et le vent. Je plains un peu Antonin embarqué dans une nouvelle aventure. Heureusement pour lui, l'affaire s'arrête sur la crête (3088), la suite nécessitant une escalade que Bertrand juge un peu trop délicate. Une bonne sagesse. Cela fera simplement un nouveau 3000 pour Antonin.

Antonin sur la baisse de la Tête Noire (3088)
L'autre côté du col de la Noire est plus sympathique que le côté nord avec un joli lac, le lac de la Noire. Ici le nom de Noire est partout!!


Il ne reste plus qu'à rejoindre l'immense vallon de l'Ubaye, juste en-dessous du col de Longet (2650) dont on voit sur la photo le lac qui affleure.

Col de Longet (2650)

C'est après le Plan de Parouart (2060) que nous déciderons l’arrêt pique nique en espérant voir arriver l'équipe partie à la conquête de la Noire. Tout d'un coup on voit débouler Julien furieux que nous ne nous soyons pas arrêtés plus tôt pour les attendre. Bon, à mon sens le coin que nous avons déniché est un coin tout à fait convenable et ceci d’autant plus que je leur fais miroiter Maljasset maintenant assez proche et où je connais un gite, le gite de la Cure. Tenu par un cuisinier qui a opéré dans un grand hôtel de Cannes, je fais miroiter une tarte aux myrtilles et un excellent café. Du coup Henri renonce à nous faire son café habituel...

Pique nique au Plan de Parouart
Ce sera effectivement fabuleux!!! Le dernier café avant les adieux au parking des voitures.

Le dernier verre au gite de la Cure

Sur les trois voitures qui nous attendent sagement, celle de Bertrand part avec Antonin directement pour St Jorioz, celle d'Henri avec Odile, Guillaume et Julien va prendre la route du col de Larche avec l'idée de prendre un bain thermal à Bani di Vinadio (bain qui n'aura pas lieu, la station étant en rénovation complète) et celle de Jean-Pierre avec le jeune couple, Delphine et Clément, pour une rentrée directe à Valbonne par la Bonette (2715).

Ainsi se termine cette vaillante randonnée 2017. Pour l'année prochaine, j'envisage de proposer une randonnée mixte, sur roues et sur pieds. Il s'agit de visiter toutes les chapelles et églises de la vallée de la Tinée. Cela permettra de faire participer John et Claire, sans parler de Michelle que l'on ne voit plus jamais...

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